Rue de la Banque
Vidéo France 3 : Jean Baptiste Eyraud, invité de la rédaction du journal télévisé « Soir 3. »
- Le DAL et les familles de la rue de la Banque s’installent dans un gymnase. (27 décembre).
L’association Droit au logement et une centaine de mal-logés se sont installés samedi à l’intérieur du gymnase municipal Saint-Merri dans le IVe arrondissement de Paris, en demandant « l’asile » au maire de la capitale pendant la vague de froid. Bertrand Delanoë a précisé que la mairie autorisait cette mise à l’abri « pour une semaine. » « Nous avons décidé d’occuper le gymnase à la mi-journée parce que les familles avaient froid » et « nous estimions qu’elles étaient en danger », a expliqué à l’Associated Press Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, en soulignant qu’il s’agissait de familles présentes sur le campement de la rue de la Banque. « Nous demandons l’asile » au maire de Paris Bertrand Delanoë « compte tenu du froid, en attendant de revenir à des températures plus clémentes. »
- Les militants du DAL s’invitent au « Grand Hôtel ». (26 décembre).
Les militants du DAL réclamaient un rendez-vous à Matignon. Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l’association : « Ils sont tous à l’hôtel : Sarkozy et Fillon, et quand ils vont rentrer de vacances, des familles seront toujours dans la rue ». Pendant l’occupation, qui a duré un peu plus d’une heure, les manifestants, notamment des dizaines de femmes, accompagnées d’enfants, ont investi le salon central de l’hôtel en chantant des slogans. Le DAL entend obtenir le respect des engagements de l’Etat. Une cinquantaine de policiers et autant de gendarmes sont intervenus, sur plainte de la direction, pour évacuer le hall du « Grand Hôtel », place de l’Opéra, à Paris.
- Noël de fortune pour les enfants de la rue de la Banque. (25 décembre).
Mal-logés et sympathisants de l’association Droit au Logement (DAL) ont organisé mercredi soir un Noël de fortune pour les enfants, au pied du campement de tentes et de bâches rue de la Banque dans le centre de Paris. « Petit Papa Nicolas/Quand tu descendras du ciel/Avec des logements par milliers/N’oublie pas de nous reloger », ont chanté en choeur et au mégaphone de nombreuses femmes, parodiant le traditionnel chant du temps des fêtes. « C’est un Noël pour dire que la question du logement n’est pas réglée. Si elle l’était, ces enfants fêteraient Noël chez eux, en famille, au chaud, comme tout le monde », a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.
Le relogement des 233 familles. Au lendemain d’une réunion avec le cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin, Jean-Baptiste Eyraud a estimé trop lointaine l’échéance de la prochaine réunion fixée au 24 janvier : « pendant des semaines, les familles vont avoir froid », a-t-il fait valoir. Il a rappelé les revendications des mal-logés : le relogement des 233 familles (sur les 374 du campement de 2007) suivant un cadencement hebdomadaire, l’application de la loi de réquisition de logements vacants et le recours au parc immobilier privé.
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