Kepasakonlakasa
- L’internationale du logement, Journal Sud Ouest.
Le porte-parole de la Fédération nationale au droit au logement (DAL) Jean-Baptiste Eyraud, vit dans une HLM à Paris. Il fait évidemment partie de la caravane des « mal-logés, des sans-logis, des locataires » qui ralliera la capitale d’ici le 26 septembre. Partie hier matin d’Emmaüs Pau, elle s’est rendue à Irun.
La caravane y a retrouvé l’association Kepasakonlakasa (1) qui elle aussi, défend le droit pour tous à un Logement digne. Elle intervient en Guipuzcoa, l’un des régions où l’immobilier est le plus cher d’Espagne. Une quinzaine de personnes étaient au rendez-vous sur la place de la mairie. Objectif Bayonne et Biarritz, puis Dax. Les opposants au projet de loi Boutin controversé (il a entrepris son parcours parlementaire hier au Sénat) ont pris la route à bicyclette. Un autobus et deux fourgons accompagnaient les protestataires bien décidés à se faire entendre.
Lobby du BTP. Que ferait Jean-Baptiste Eyraud s’il était ministre du logement ? Réponse : « Je ferais baisser les loyers, je découragerais la spéculation immobilière, j’encouragerais l’auto-construction, la production des alternatives. En France ajoute-t-il, nous sommes vraiment sous la tutelle du lobby du BTP et des lotisseurs. Je prendrais des mesures pour relancer le logement social, ce qui ne va pas à l’encontre du bâtiment, au contraire ». L’homme redoute le retour aux bidonvilles, il constate que « de plus en plus de gens logent dans les campings, dorment dans leur voiture... »
Le problème ne s’arrête pas aux frontières. Il est grandement partagé outre Bidassoa, comme l’ont souligné les représentants de Kepasakonlakasa. Ceux-ci exigent une transparence totale de la politique du logement du gouvernement autonome basque, un recensement complet des logements inoccupés, des lois qui empêchent l’endettement à très long terme auprès des banques. De même que la révision du régime fiscal des locataires, propriétaires, loueurs, sociétés de construction et de promotion selon des critères sociaux et de durabilité...
Garanties bancaires. Outre Bidassoa, la question du logement, ajoutée à la précarité de l’emploi, est l’un des problèmes majeurs posés aux jeunes. Ils tardent de plus en plus à prendre leur indépendance hors cocon familial. Quand ils le font, c’est en moyenne, à 30 ans et plus !
La marche du DAL débute au moment même où les États ont décidé de soutenir les banques afin de garantir les crédits interbancaires. Pour le DAL la formule qui revient « à sauver les banques et les spéculateurs de la faillite » n’est Évidemment pas la bonne.
France Bleu Pays Basque :
Jean Baptiste Eyraud, porte parole de la fédération, est l’invité de la rédaction du journal.
|
||
|
||
Envoyer à un ami

DAL Dax / Accueil
DAL Comité de Dax
Actualité / Fil Info







